Une Cordillère sans Frontière

On se retrouve à notre conférence ?

Vous souhaitez en savoir plus sur notre aventure en Amérique du Sud ? Vous aimeriez savoir comment étaient les rencontres avec les associations et les entrepreneurs(es) ?

Nous avons tant de chose à vous raconter et à vous faire découvrir. Vidéos, photos, anecdotes, rencontres, galères… on vous explique tout !

Nous vous attendons le 4 décembre pour notre conférence retour à la Maire de Lille.
RDV à 19h00 en salle Erro.

A très vite !
Anne & Marie-Eve

Encore une étape qui fait grandir !

Retour sur Nuestras Huellas, une association avec laquelle nous avons passé plusieurs jours sur Buenos Aires…juste avant notre retour en France !

Situation précaire, dépendance, et manque de confiance en soi. Ce sont souvent des problèmes que l’on retrouve chez les femmes de la banlieue avec lesquelles l’association travaille.  

Dans ces zones défavorisées, la population a rarement accès aux crédits bancaires. Lorsqu’elle y a accès, les démarches sont longues, compliquées et souvent couteuses. Dans ces quartiers, le prêt d’argent existe mais les taux sont très élevés et très risqués, souvent mis en place par des gangs…

Depuis 2002, Nuestras Huellas (NH) s’investit afin de proposer des micro-crédits, un accompagnement ainsi que des formations au cœur des banlieues, et principalement auprès des femmes.

Une méthode qui nous a impressionnée par son efficacité !

Aujourd’hui, Mercedes, membre de l’association doit prendre en charge un nouveau groupe. Huit femmes et un homme se sont regroupés pour former un « banquito » (traduction de mini-banque) afin de demander accès à un crédit équivalant à 1000 euros à Nuestras Huellas. Leur première rencontre avec Mercedes se réalise le premier jeudi du mois. Mercedes explique les règles pour avoir accès à ce crédit et commence à les former sur la méthode mise en place par NH. Le groupe s’organise : un(e) président(e), un(e) trésorier(e), un(e) secrétaire et d’autres responsabilités se mettent en place. Le crédit est ensuite réparti au sein du groupe. Chaque personne le souhaitant emprunte donc un micro-crédit d’environ 80€. Lorsque les membres auront remboursé ce crédit, ils pourront prétendre à un prêt plus important pouvant atteindre après plusieurs années un maximum de 40 000 pesos pour un membre (soit 630€).

Tous le savent, ils s’engagent ensemble dans une grande aventure devant lier respect, confiance, rigueur et coopération. Deux fois par mois, le groupe se réunira pour rembourser une partie du micro-crédit emprunté mais également pour épargner avec un minimum obligatoire de 5 pesos (0,08 €). L’épargne du groupe ne cessant de croitre, il permet après quelques mois voire quelques années de créer un fonds financier suffisamment élevé.  Les membres peuvent alors emprunter une somme de l’épargne et ce, en plus du micro-crédit permis par NH.

Les femmes ont l’opportunité de choisir entre un micro-crédit à montant élevé avec un taux d’intérêt de 7% mensuel remboursable en 4 mois (permis par NH) ou un micro-crédit à plus faible montant avec un taux d’intérêt de 5% (provenant de l’épargne du groupe).

Par exemple pour son premier emprunt, Liliana a demandé 4 000 pesos (soit 63 €) afin d’acheter de nouveaux plats à tarte et du matériel pour la confection de ses gâteaux. Ce prêt lui est permis grâce à l’argent mis à disposition par Nuestras Huellas et ne peut être investi que dans un projet professionnel.

Contrairement au micro-crédit qu’elle pourra tirer de l’épargne qui pourra être à la fois d’utilité professionnelle ou privée. Lorsque l’épargne du groupe sera suffisante Liliana pourra par exemple emprunter une somme équivalente à 150€ pour participer à la scolarité de sa fille.

La grande particularité des banquitos !

L’idée de NH est de soutenir les femmes des banlieues et d’avoir une influence au-delà des banquitos. Pour cela, l’épargne créée par les banquitos permet également de proposer des micro-crédits à leur entourage. L’impact est donc d’autant plus fort : redynamiser les quartiers et laisser une chance à chacun d’avoir accès à un minimum de trésorerie.

Finalement, ce sont des femmes sans travail ou avec un travail peu valorisant qui, grâce aux groupes des « banquitos » et aux formations, commencent peu à peu à gagner confiance et estime en elles. Combien de fois avons-nous entendu ces femmes dire :

“OUI J’EN SUIS CAPABLE !”, “OUI, JE LE PEUX !”

avec un grand sourire et tant de conviction ! Alors que quelques années auparavant elles étaient dans le doute. Aujourd’hui, ce sont elles qui motivent d’autres femmes à s’investir dans un projet qui leur ressemble en tant qu’entrepreneuse.

Grâce à vous ce sont des femmes et hommes qui peuvent avancer et créer leur propre projet ! C’est donner de l’espoir pour un meilleur avenir dans un pays comme l’Argentine où la crise et les conditions sont de plus en plus précaires.

Nous nous joignons à elles pour vous dire un grand merci pour votre soutien !

Dernière ligne “droite” : l’Argentine

Nous entamons une belle descente jusqu’au Nord de l’Argentine. Nous revivons : après plus de 2 mois dans le froid nous redécouvrons le soleil et la verdure. Ce fut comme une renaissance après un hiver interminable. Et pourtant dans cette région chaude de l’Argentine c’est l’hiver. Qu’importe, après le froid que nous avons traversé cela nous paraît être un doux printemps. Au fur et à mesure les concerts de toux et d’éternuements se font plus rares. Et quoi de mieux pour découvrir l’Argentine que de commencer par la route du vin ? En plus d’une végétation abondante, s’offrent devant nos yeux des paysages aux couleurs surprenantes, l’odeur des arbres et de l’humidité chatouille nos narines et notre passage s’égaye des piaillements des perroquets.

La musique et la bonne humeur sont maitre mot de notre aventure. On découvre avec bonheur la culture Argentine, bien différente de celle de Bolivie. Et on devient très vite adepte du maté (que je suis actuellement entrain de boire en écrivant cet article 😉 ). Le maté est une herbe qui se fait infuser dans un genre de mug en bois qui porte le même nom que son contenu. A l’aide d’une paille métallique on aspire l’eau chaude aromatisée. C’est une boisson qui se partage, on utilise un seul verre que l’on se passe à tour de rôle. Quant à la saveur c’est aussi amer que le café avec un goût plus proche du thé.

Sur la route, malgré cette chaleur agréable nous devons faire face à notre pire ennemi : le vent. Il est parfois tellement fort qu’il nous freine complétement. Nous gagnons aussi une heure de soleil le soir, un pur bonheur (je vous l’ai dit on a l’impression de sortir de l’hiver au mois de juillet !). Quant aux Argentins, ce sont des personnes très accueillantes et chaleureuses. Ce sont aussi des sportifs avec une culture plus occidentale. Une transition avant notre retour ?

En attendant nous nous reposons quelques jours dans la maison de Lucas, notre compagnon de route depuis Uyuni. Le temps de faire un peu de communication, de visiter une entreprise de citron, de vivre la fête nationale et de créer une casa de ciclistas à Tucuman (le voyage donne de belle idée et l’envie d’accueillir d’autres voyageurs).

Notre route va se continuer, direction Buenos Aires où nous avons hâte de rencontrer Nuestras Huellas. Avant de prendre, déjà, notre avion pour rentrer en France.

Déjà de retour en France, mais ça continue !

Notre atterrissage sur le sol parisien s’est effectué en toute douceur, le pilote et le copilote ont d’ailleurs fortement été applaudis. Quelle joie d’arriver sur le sol français avec un grand sourire aux lèvres ! Maintenant il ne tient qu’à nous de réussir l’atterrissage dans notre petite vie quotidienne…On espère qu’il sera tout aussi agréable que celui de l’avion. Pour le moment ça en a tout l’air.

Nous n’avons pas fini de vous raconter notre dernière étape : la découverte de l’Argentine et de l’association Nuestras Huellas. Sans oublier les deux dernières vidéos sur la Bolivie et l’Argentine qui vont valoir le détour ! Tout cela est en cours de création et seront postés ces prochains jours.

A très vite !

Balade bolivienne

Le 26/07/19

La Bolivie se fut plus 1 000 km dans la partie Artiplano. Nous y avons affronté l’altitude, de belles montées, un froid mordant et traversé de longues distances sans voir âmes qui vivent. Malgré cela, notre passage en Bolivie fut une aventure pleine de découverte et de générosité. Partout, nous avons reçu un accueil chaleureux et de nombreux curieux nous ont crié des mots d’encouragement ou nous ont partagé un sourire. Les paysages étaient rythmés par de longues routes simultueuses à la végétation rase et sèche. Lorsque soudain, après une énième courbe, se dévoile devant nous une montagne d’une autre couleur ou un canyon d’une profondeur infinie. Nous aimons alors nous poser dans ces endroits incroyables et casser la croute en admirant la magie de la nature. Nous retrouvons comme partout dans les Andes, la croyance en la Pacha Mama, la mère terre et nous nous faisons la réflexion, devant ces couleurs improbables, qu’ils ont de belles croyances.

En passant dans un village, nous avons été invité dans une fête locale à partager leurs danses et leurs rituales. Entourées de personnes en costumes traditionnels nos vêtements de sports paraissaient bien ternes ! Mais les habitants très heureux de nous faire découvrir leurs traditions, nous ont réservé une place privilégiée au coeur de la fête. Un beau moment complètement inattendu qui nous a permis de redécouvrir l’importance de la culture locale.

Nous avons traversé également beaucoup de provinces où la mine était l’économie locale. Notre passage par Potosi et nos échanges avec l’association Voix Libres nous laissent un goût amer chaque fois que nous croisons ces mines, conscientes de ce que cela implique. (Pour en savoir plus sur Voix Libres, c’est par ici : https://cordilleresansfrontiere.com/2019/07/25/une-emouvante-rencontre-avec-voix-libres/).

Bien sûr nous sommes passées par quelques villes et lieux plus « tourisques » telle que La Paz, la capitale bolivienne où l’on se déplace en téléphérique dans la ville (toutes deux amatrices de ski cela nous a donné des envies de glisse !). Cette ville immense se transforme deux fois par semaine en un véritable souk géant où l’immense marché de La Paz envahie la ville et l’on y trouve de tout !

Puis nous sommes passées par Uyuni et son célébre Salar. La plus vaste étendue saline du monde surnommée la mer de sel. Ce fut également l’occasion de rencontrer de nombreux voyageurs à vélo. Nos soirées étaient rythmées aux crépitements du feu, la guitare à la main, les conversations s’animaient de nos différentes galères en route et de nos plus belles émotions. Un repos bien mérité après nos deux nuits campées dans le Salar à -6 degrés.

Puis se fut pour nous l’heure de reprendre la route vers la frontière Argentine accompagnées d’un nouvel acolyte, notre super guide culinaire Lukacha !

On vous dit à bientôt !

Une émouvante rencontre avec Voix Libres

Pour arriver à Potosi, cette ville de montées et descentes à plus de 4000m d’altitude, il nous a fallu faire travailler nos poumons. A ce moment, nous étions loin de nous imaginer tout ce que nous allions y vivre.

A notre arrivée à Voix Libres, nous avons rencontré une équipe composée d’une dizaine de personnes, presque tous sont d’anciens mineurs que l’association à aider par le passé. Nous avons pu écouter leurs histoires, toutes différentes, toutes difficiles. Chacun vit aujourd’hui une espérance communicante et une envie d’aider d’autres personnes.

Micro-crédit Solidaire

Afin que vous compreniez bien, laissez-nous vous présenter Potosi. Il s’agit de la plus grande ville minière de Bolivie, 90% de l’économie locale dépend du minerai. L’exploitation du Cerro Rico, la riche colline, date de la colonisation il y a plus de 500 ans. Depuis cette époque, le mont est exploité nuit et jour. Aujourd’hui ce sont plus de 1500 personnes qui vivent sur ce cerro et les autres travailleurs vivent dans la ville en contrebas. Nous nous sommes rendues de nombreuses fois sur cette colline et avons vu les conditions de vie des familles : leur maison est une pièce unique, en général de 8 m² pour des familles allant de 5 à 12 enfants, sans électricité, sans système d’évacuation des déchets, sans eau ni sanitaire. Et pourtant, au sein de ces conditions de vie inhumaines existe une véritable force et envie d’avancer. Nous avons pu écouter le témoignage de leur vie, leurs souhaits mais avons également échangé des embrassades et des rires. Une vraie vie se dégage de ces familles souvent déchirées avec un père absent ou alcoolique. Pour survivre et nourrir la famille, les ainés commencent à travailler généralement très jeune dans les mines. D’autres conditions très dures les attendent alors. Enfermés dans une fourmilière géante, ils travaillent dans l’obscurité complète et dans une poussière très néfaste pour la santé. L’ambiance de travail est pesante, ces adolescents sont face à un monde dur d’homme et d’alcool où l’insécurité est omniprésente. Nombreux sont ceux qui ne reviennent pas de la mine suite à une explosion, un écroulement ou encore suite à une maladie. C’est dans ce monde qui nous paraît bien lointain que travaille l’association Voix Libres. Un monde bien lointain certes, mais tout de même palpable et duquel nous sommes dépendants.

L’association mène de nombreuses actions principalement tournées vers les femmes et les enfants. C’est ainsi que dès le lendemain de notre arrivée nous sommes parties distribuer des fournitures scolaires aux enfants des mines afin d’ils puissent étudier. Nous avons visité l’école Robertito construite il y a plusieurs années par l’association qui se situe en face de l’entrée principale de la mine. Un internat a également ouvert cette année afin que les adolescents puissent continuer leurs études dans la ville, car dans le cerro, il n’existe ni collège ni lycée. Nous avons partagé de beaux moments en compagnie de ces internes : parties de foot, travaux manuels, jeux extérieurs et avons même danser comme des fous ! C’est un lieu rempli de bonne énergie et d’épanouissement. Aujourd’hui, 9 filles et 9 garçons aux lourdes épaules bénéficent d’une chambre proche de leur école, d’éducateurs et de nourriture gratuite.

Afin d’aider les mères de ces familles la microfinance s’est avérée être un outil très utile : des femmes peuvent gratuitement participer à des cours pour apprendre à utiliser des machines de tricot. Après cette formation, elles ont la possibilité de faire un micro-crédit pour acheter cette machine, créer et vendre leurs propres productions. Il existe également une autre forme de micro-crédit grâce auquel les femmes peuvent créer n’importe quel business tout en bénéficiant d’un accompagnement. Pour chaque micro-crédit le principe est le même : il s’agit d’un micro-crédit de groupe. C’est-à-dire qu’au sein d’un groupe d’une dizaine de personnes chacun se porte garant de l’autre. C’est ainsi que l’association se protège et responsabilise les emprunteuses. Ici, le taux d’intérêt est de 0%, l’association se finance uniquement grâce à des dons et à la vente de tricot en Europe. Nous avons pu être témoins de la joie et de l’espérance qui anime ces femmes. Notre mission a pris tout son sens ici : nous avons pu donner main dans la main un micro-crédit de 1 000 Bolivianos (129 €) à 9 femmes afin de lancer leur petite entreprise. Ce micro-crédit provient des dons que vous avez faits au projet Une Cordillère sans Frontière. Jusqu’au mois d’août se seront 40 micro-crédits au total qui seront délivrés et permettrons d’aider 40 familles. Un immense merci à vous, car sans vos dons, ces micro-crédits n’auraient pas pu être faits ! Nous aimerions vous partager la reconnaissance, l’espérance et les sourires de ces femmes. Ce sont des ventes de hamburgers, de friandises pour les enfants ou de petites boutiques en tous genre qui vont ouvrir leurs portes. Mais c’est avant tout la possibilité à ces personnes de voir un nouvel avenir s’ouvrir à elles et à leurs enfants.

Merci à vous de nous avoir permis de leur transmettre cet espoir et merci à elles pour leur énergie positive. Elles représentent un modèle de courage qui nous aura marqué et une inspiration pour notre vie future.

Le Pérou en vidéo

Le Pérou et son immensité.
Comment vous parler de cette riche expérience ? Sport, culture andine, amitiés tissées en chemin, paysages renversants… Les deux pieds sur les pédales , nous vous emmenons découvrir ce pays, son agriculture et l’institution de microfinance Fondesurco. Une nouvelle étape pour Micro-crédit Macro-Action.

Fondesurco et l’agriculture

Le 14 juin 2019

“Chez Fondesurco notre objectif est de faciliter la vie des populations rurales, de leur permettre d’avoir plus de chance.”

C’est dans la très belle ville d’Arequipa au sud du Pérou que nous avons rencontré Flor Villena, responsable des projets environnementaux de l’organisation Fondesurco.
Derrière cette organisation se tenait à l’origine deux associations qui ont fusionné. Leur objectif de base était d’apprendre aux populations locales à produire de manière verte, dans le respect de l’environnement. Il faut savoir que le Pérou est le 3ème pays du monde le plus touché par le réchauffement climatique. Cependant la sensibilisation aux populations ne suffit pas car la transition à un coût. Ils ont alors vu dans le micro-crédit une opportunité : celle d’accompagner les projets verts. C’est donc tout naturellement que Fondesurco est devenue une organisation pionnière dans le micro-crédit vert, elle soutient et valorise les projets dans le respect de l’environnement.

Pour accompagner ses clients dans cette transition, Fondesurco possède une ferme démonstrative présentant plus de 10 techniques culturales différentes. On dénombre également 22 types de micro-crédits différents afin de répondre au plus proche des problématiques des “sociaux”, nom qu’ils donnent à leurs clients.
C’est ainsi que les principales actions de Fondesurco sont à la fois pédagogique, en apprenant des techniques dans le respect de l’environnement, et financière, en apportant une solution afin de payer les investissements de ces nouvelles techniques via le micro-crédit.

Leurs clients d’ailleurs qui sont-ils ?

Ce sont à 80% des personnes rurales. Fondesurco a la particularité de s’aventurer dans les zones reculées du Pérou, celles où il n’y a pas de système bancaire, d’accès à l’eau et où les routes sont peu accessibles. Sur les 27 000 personnes qu’ils accompagnent, 48% sont des femmes. C’est un nombre qu’ils aimeraient augmenter. Fondesurco travaille aussi beaucoup avec les communautés locales, elles représentent 60% de leurs “sociaux”.

Mais Fondesurco ne s’arrête pas à leurs actions financières et de formations.

Ils permettent également la mise en place de douches solaires car en altitude le froid peut être terrible. Lorsque les gens se douchent à l’eau froide certains tombent malades, ainsi d’autres préfèrent ne pas se doucher. Cependant cette mise en place n’est pas toujours évidente, rappelez-vous Fondesurco travaille dans des zones peu accessibles. Elle devient donc un véritable intermédiaire entre les “sociaux” et les entreprises de douches solaires. L’institution permet également la mise en place de four, de réfrigérateur à faible consommation d’énergie, radio et de télévision…

Les salariés mettent aussi un point important sur la santé. Ainsi leurs 28 agences mettent en place une fois par mois des consultations gratuites de spécialistes médicaux (ophtalmologiste, nutritionniste, …). Et une fois par an les agences organisent un festival ayant pour but de souder les familles et les communautés autour d’un événement festif.

Nous avons pu rendre visite à une agence basée à Cabanillas, à proximité de Puno. Nous avons rencontré le directeur de l’agence et échangé longuement sur l’agriculture locale. Créer en 2014, cette agence est spécialisée dans l’élevage bovin, activité principale de cette région. Les micro-crédits décernés servent principalement à l’achat de nourriture pour engraisser des taurillons ou alors pour acheter une vache de race plus productive. Ces dernières permettent de passer d’une moyenne de 8 L de lait par vache par jour à 15 L.

À Fondesurco le taux d’intérêt est de 37,20% par an, l’argent qu’ils prêtent provient lui même de prêts fait à d’autres banques étrangères. Cependant les salariés cherchent à réduire ces coûts, en effet ils ont ouvert récemment des outils d’épargne pour leurs “sociaux”. Cela a un double impact : permettre aux communautés locales l’accès à une sécurité financière et permettre à Fondesurco une indépendance vis à vis des banques auprès desquelles ils empruntent et peuvent ainsi réduire leur taux d’intérêt.

L’intégralité du capital réalisé par Fondesurco est réinvesti dans les formations qui sont toujours gratuites et obligatoires afin d’avoir accès à un micro-crédit.

Le taux de non remboursement de Fondesurco est de 5,19%, les raisons principales sont les suivantes :

– Diminution du revenu par le patron de l’employeur

– Désastre naturel (écoulement de terrain, inondations…)

– Mauvaise récolte (souvent liée à la météo : pluies trop abondantes, sécheresse, grêle)

Dans le cas d’un non remboursement un refinancement peut être fait. C’est-à-dire que l’on annule le micro-crédit non remboursé et qu’un nouveau est créé avec un investissement différent.

Vous l’aurez compris, Fondesurco est une institution assez importante et tournée vers le milieu agricole. Ses actions diverses et tournées vers les zones les plus reculées nous ont invitées à la visiter. Elle doit faire face aujourd’hui à une concurrence importante d’autres institutions de microfinance mais son accompagnement approfondi et ses diverses actions sociales lui permettent de gagner la confiance et la reconnaissance de ses “sociaux”.

La richesse péruvienne

Le 15 mai 2019

C’est presque par surprise que nos premiers coups de pédales péruviens nous ont entraînées dans le désert au nord du Pérou. Des étendues de sables infinies se sont offertes à nous, créant un sentiment d’immensité qui a très vite laissé place à de la monotonie. Mais surtout nous avons rencontré un terrible ennemi : le vent !

C’est donc lentement mais sûrement que nous avons traversé ce désert où nous ferons de magnifiques rencontres qui nous marquerons.

La route continue pour nous dans la Cordillère Blanche à Huaraz exactement. Nous lâcherons un peu le vélo pour laisser place à de superbes randonnées au cœur des montagnes Andines à presque 5 000 m d’altitude. Encore fatiguées de notre passage dans le désert et ayant des réparations sur les vélos à faire, c’est en bus que nous rejoindrons Lima la capitale. L’objectif ? Nous remettre tous sur pied : nous et nos vélos.

Une fois cet objectif atteint nous retrouvons avec joie nos parents à Cusco pour découvrir avec eux la belle culture Inca. Nous parcourons ensemble les lieux mythiques de cette culture qui nous fascine tant. Puis se fut au tour de Claire, une amie, de nous rejoindre quelques jours ! C’est à trois que nous reprendrons le vélo en direction de Puno et que nous découvrirons les fameuses îles du lac Titicaca.

Après un mois et demi au Pérou nous disons au revoir à ce pays. Nous le quittons sur ces paroles bien connues :

“Dans quelques jours nous quitterons le territoire péruvien et ces mots prennent donc un autre sens. Celui d’un au revoir dans lequel je voudrais mettre toute mon ardeur pour exprimer notre reconnaissance envers le peuple de ce pays tout entier, qui n’a pas cessé de nous combler de cadeaux depuis notre arrivée. […] C’est pourquoi, essayant d’échapper à tout provincialisme exigu, je porte un toast au Pérou et à l’Amérique Unie.”

Extrait de Voyage à moto-bicyclette, Che Guevara

L’Equateur en vidéo !

Après un peu plus d’un mois passé en Équateur, il est temps pour nous de vous faire partager cette expérience incroyable et notre rencontre avec el Hogar de Cristo. Et tout cela en image !
Installez-vous confortablement, embarquement immédiat pour l’Equateur.

Un dernier regard sur l’Equateur

le 3 avril 2019

La traversée de l’Equateur a été pour nous l’occasion de découvrir un nombre incalculable de paysages. Après quelques jours seulement, nous ne trouvions déjà plus d’adjectifs originaux pour les qualifier.

C’était tout simplement « magnifique, incroyable, impressionnant ! »

Chacun de ces paysages est lié à des coutumes et une vie traditionnelle très différente. La capitale Quito entourée de montagnes regroupe toutes les classes sociales : du quartier très riche, aux vendeurs de rue. Puis nous découvrons les petites villes au sud de Quito, des villes calmes dans lesquelles il est agréable de se poser. L’Amazonie nous a permis ensuite de découvrir ou redécouvrir la culture Kitchuwa rythmée par la nature, les plantes médicinales et un mélange de différentes croyances liants religion catholique et esprits. Notre route continua au travers de la cordillère, un environnement calme très différent de l’Amazonie mais où les populations sont également très proches de la terre. Ici, les visages sont très marqués et les habits traditionnels bien différents. Tout cela nous fait prendre conscience qu’il existe de multiples manières de vivre.

La suite de notre route équatorienne se fera sous la chaleur, le long de la côte pacifique. Là encore les traditions, la végétation et le climat changent.

C’est dans cette région que nous avons rencontrée l’association Hogar de Cristo et leurs belles initiatives dont nous vous avons déjà parlé dans différents articles.

Depuis, nous avons traversé la frontière péruvienne et nous continuons vers le sud, les deux pieds sur les pédales.

Nous gardons un souvenir de l’équateur rythmé par nos “Wouha” et nos souffles coupés par les paysages que nous avons traversés.